Observer
Comprendre la silhouette, les rayures, les nageoires et le mouvement de chaque créature marine.
Un monde marin peuplé de pieuvres, de sirènes, de poissons et de créatures des profondeurs, façonné avec du papier journal et beaucoup d’observation.
Découvrir les 21 créations« Je n’aurai jamais le temps de faire le tour du bestiaire marin. »
La première expérience remonte à 2020 : un grand mobile destiné à une pièce très haute. Depuis, la technique est devenue un territoire de liberté.
Les matériaux sont modestes : des journaux, de la colle à tapisserie, du fil de fer ou une structure grillagée. Le printemps apporte la chaleur nécessaire au séchage dans la véranda. Une partie déplaît ? Elle peut être découpée, reconstruite puis recollée.
Chaque animal commence par une longue observation de photos, de vidéos et de dessins. Viennent ensuite les essais de matière : plumes, dentelle, laine, sacs translucides, feuilles de palmier ou objets récupérés donnent aux œuvres leurs textures singulières.
Comprendre la silhouette, les rayures, les nageoires et le mouvement de chaque créature marine.
Former le volume avec le papier journal et une armature adaptée à la taille de l’œuvre.
Découper, corriger et recommencer sans craindre l’erreur : la matière autorise les détours.
Faire apparaître couleurs et détails, puis ajouter les matériaux qui donnent vie au personnage.
Cliquez sur une image pour la voir en grand. Les notices reprennent les matériaux, les recherches et les histoires racontées par Françoise Loiselet.
Une envergure d’environ 1,50 m, une armature grillagée et des ventouses modelées une à une pour donner du mouvement aux tentacules.
Premier élément d’un grand mobile, ce poisson-ballon emprunte ses piquants aux jeunes feuilles d’un palmier, solides et naturellement effilées.
Une créature des profondeurs réinterprétée avec nageoires et antennes, fascinante par la lumière qu’elle transporte elle-même.
Près de soixante-deux pièces, des pinces volontairement amplifiées et de longues recherches de couleur inspirées par Mathurin Méheut.
Une espèce australienne adaptée ici aux algues vertes bretonnes, dont le volume renferme même des fragments d’anciens billets de banque.
Élément du grand mobile, elle s’inspire de Naïg, la sirène de Toulhoat, et porte des cheveux verts semblables au goémon.
Ses mains proviennent d’une poupée abîmée, une solution de récupération qui ouvre l’idée d’une future sirène de très grande taille.
Un Poséidon nostalgique et punk : du journal froissé pour le volume, des graviers pour les dents et un caractère bien à lui.
Créée pour un marché d’artisans local, elle fait partie des premières pieuvres suspendues de ce bestiaire.
Une étape de plus dans l’apprentissage : les ventouses gagnent ici en relief et en présence.
Des plumes composent sa spectaculaire voilure. Ses rayures ont demandé de longues heures d’observation avant la mise en couleur.
Copiée d’après une miniature, elle utilise du fil gainé pour former les bras et de petits tronçons de paille pour les ventouses.
Une nouvelle variation de couleur et de mouvement dans la famille des petites pieuvres.
Une première exploration des coquillages, enrichie d’un véritable fragment de carapace de homard.
Une recherche autour des spirales et des lois mathématiques qui ordonnent les formes naturelles des coquillages.
Une sirène volontairement ambiguë, installée sur une pierre percée et coiffée d’un chignon de ficelle teinte trouvé après plusieurs essais.
Conçu pour sa petite-fille Eloane, ce mobile transmet l’émerveillement pour le monde sous-marin et ses formes de vie.
Françoise Loiselet pose avec son dragon des mers feuillu, tous deux accordés dans les mêmes nuances.
Une forme simple en papier mâché, généreusement habillée de dentelles récupérées pour amplifier son mouvement.
Sa voilure translucide est née d’un matériau découvert par hasard : un sac plastique assez souple pour suggérer le mouvement.
Du Télégramme, un peu de laine, du fil de fer et d’anciennes radiographies composent ce calmar dont le manteau est peint selon la technique du pouring.
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